L’INDRE
Rapide panorama
L’Indre administrative
> Superficie du répartement : 6 903 km2
> 4 arrondissements : Châteauroux, Issoudun, Le Blanc, La Châtre
> 26 cantons
> 247 communes
Démographie
> Population : 231 134 habitants (chiffres 2004).
Situé au sud de la région Centre, limitrophe de la Vienne (Poitou-Charentes), de la Creuse et de la Haute-Vienne (Limousin), l'Indre est le département le moins peuplé de la région Centre. Il abrite 9,5 % de la population régionale et compte seulement deux communes de plus de 10 000 habitants : Châteauroux et Issoudun.
La population du département se concentre à Châteauroux, Issoudun et leur périphérie. Le reste du département est dépeuplé ceci s'expliquant principalement par une faible attractivité en terme d'emploi.
L'Indre est le département le moins peuplé de la région. Depuis 1982, sa population n'a cessé de décroître. Il compte 34 habitants au kilomètre carré (densité la plus faible de la région).
Ce déclin s'est accompagné d'un vieillissement de la population. En effet, l'Indre demeure (de loin) le département de la région Centre où la part des jeunes est la plus faible (21 % de la population a moins de 20 ans contre 24 % dans l'ensemble de la région), et où les personnes âgées de 60 ans ou plus sont les mieux représentées.
STRUCTURE DE LA POPULATION PAR GROUPE D'AGE (%)
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INDRE |
REGION CENTRE |
FRANCE |
|
de 0 à 19 ans |
21.1 |
24.4 |
25 |
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de 20 à 59 ans |
50.7 |
53 |
54.3 |
|
60 ans et plus |
28.2 |
22.6 |
20.7 |
|
TOTAL |
100 |
100 |
100 |
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Source INSEE (estimations 2004) |
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Si les tendances observées entre 1982 et 1999 se poursuivent dans les trente prochaines années, la population de l'Indre devrait atteindre 206 000 habitants en 2030, soit une diminution de 11 % par rapport au recensement de 1999. L'Indre resterait le département le moins peuplé de la région. En trente ans, toutes les zones d'emploi de l'Indre perdraient des habitants.
Situation économique et sociale
L'Indre compte environ 100 000 actifs. Un peu moins de 52 % des plus de 15 ans résidant dans le département sont actifs (taux d'activité le plus faible de la région). Ils sont 55 % dans la région. Les actifs se concentrent à Châteauroux et Issoudun, et dans leur périphérie. Dans le reste du département, les populations sont moins actives en raison notamment d'une population plus âgée et de l'absence de ville attractive (voir la carte de la population active de l'Indre en 1999).
Les entreprises (chiffres 2006)
> Exploitations agricoles : 3 590
> Entreprises artisanales : 3 823
> Entreprises de commerce/industrie/services : 6 503.
La structure de l’emploi
L’importance de l’activité agricole se traduit par une forte proportion d’actifs non salariés et d’agriculteurs par rapport à la région Centre notamment.
POPULATION ACTIVE AU 1/1/2004 |
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INDRE |
REGION CENTRE |
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|
Nombre |
% |
Nombre |
% |
|
|
Actifs salariés |
78 975 |
88.0% |
894 207 |
91.2% |
|
Agriculteurs |
1 631 |
1.8% |
18 155 |
1.9% |
|
Industrie |
18 125 |
20.2% |
192 624 |
19.6% |
|
Construction |
4 989 |
5.6% |
56 027 |
5.7% |
|
Tertiaire |
54 230 |
60.4% |
627 401 |
64.0% |
|
Actifs non salariés |
10 819 |
12.0% |
86 762 |
8.8% |
|
Agriculteurs |
4 608 |
5.1% |
26 130 |
2.7% |
|
Industrie |
854 |
1.0% |
7 953 |
0.8% |
|
Construction |
994 |
1.1% |
9 517 |
1.0% |
|
Tertiaire dont |
4 363 |
4.9% |
43 162 |
4.4% |
|
TOTAL |
89 794 |
100% |
980969 |
100% |
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Source : INSEE (estimations) |
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Le chômage
TAUX DE CHOMAGE EN DECEMBRE 2005
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Indre 8.3% |
Région Centre 8.4% |
France 9.5 % |
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Source : DRTEFP |
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La répartition des chômeurs suit la répartition de la population totale au sein du département : elle se concentre dans les deux grandes agglomérations : Châteauroux et sa périphérie, ainsi qu'Issoudun.
Répartition du revenu imposable (en 2003, en euros)
La population d’Indre dispose d’un revenu nettement inférieur à la moyenne observée dans la région, ainsi qu’au niveau national.
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Nombre de |
Revenu net moyen imposable des foyers fiscaux non imposés |
Foyers fiscaux imposés |
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Impôt moyen |
Revenu net moyen imposable des foyers fiscaux imposés |
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Indre |
135 310 |
dont non imposés |
6 858 |
1 795 |
21 992 |
|
Centre |
1 371 467 |
46.5% |
7 108 |
2 075 |
23 508 |
|
France |
33 390 858 |
47.6% |
6 944 |
2 617 |
25 385 |
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Source : INSEE - Direction Générale des Impôts |
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La formation
Les actifs résidant dans le département de l'Indre sont les moins diplômés de la région. Dans ce département, la part des actifs ayant un baccalauréat, un diplôme de deuxième ou troisième cycle universitaire ou un diplôme d'ingénieur d'une grande école est la plus faible. A l'inverse, ils possèdent plus souvent que dans les autres départements de la région un CAP.
Services à la population
Les communes de l'Indre sont globalement assez peu équipées. 182 des 247 communes que compte le département possèdent au mieux dix des équipements d'une gamme (qui en compte 36 [1]) qui sert de référence pour caractériser le niveau d'équipement d'une commune. Parmi ces communes sous équipées, 29 ne disposent d'aucun équipement. Seules trois communes disposent de l'ensemble des 36 équipements : Châteauroux, Le Blanc et La Châtre. Issoudun en compte 35. Même si toutes les petites communes ne sont pas entièrement équipées, les équipements sont assez bien répartis sur le territoire départemental, de sorte que la population de chaque commune a accès à la majorité des équipements en parcourant une distance raisonnable.
51,62% des électeurs de la seconde circonscription ont opté le dimanche 6 mai pour le renouveau et le rassemblement incarnés par Ségolène Royal.
Première constatation :
L’afflux de nouveaux électeurs sur une candidature de gauche est spectaculaire :
- 26 829 votes exprimés en faveur du Pacte présidentiel,
- soit une expression de confiance envers les représentants politiques des forces de gauche de près de 50% supérieure à celle du second tour des législatives en 2002 (8 825 votes en plus),
- au moment où la droite ne fait que confirmer l’adhésion d’un stock d’environ 25 000 électeurs (25 141 au second tour des élections présidentielles 2007, 24 096 au second tour des élections législatives de 2002).
Deuxième constatation :
Sans doute sensibles au problème que soulèverait pour le fonctionnement démocratique et républicain de notre Etat la concentration de tous les pouvoirs dans les mains des seuls partisans de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, les 9 488 électeurs qui avaient voté pour le projet de François Bayrou ont choisi clairement de porter leurs suffrages sur le Pacte présidentiel de Ségolène Royal. Les chiffres le montrent : la gauche recueille 5 650 voix de plus qu’au premier tour et la droite seulement 2 136.
Dans certaines communes le score de Nicolas Sarkozy peut être considéré comme la simple addition à quelques voix près des votes de 1er tour en faveur de lui-même, de MM. Nihous, de Villiers et Le Pen en particulier :
- à Montchevrier ou à Crevant dans le canton d’Aigurande,
- à Ambrault, Ségry, Thizay ou Neuvy-Pailloux dans le canton d’Issoudun Sud,
- à Ceaulmont dans le canton d’Eguzon,
- à Chabris, dans le canton de Saint-Christophe-en-Bazelle,
- à Saint-Florentin, dans le canton de Vatan.
Cas typique entre tous, à Celon, dans le canton d’Argenton, Nicolas Sarkozy ne recueille que 105 voix, soit une voix de moins que la somme des voix de droite du 1er tour, alors que la réserve des voix François Bayrou était de 47, tant et si bien que Ségolène Royal y passe de moins de 23% des voix au premier tour (58 voix - 22,83%) à plus de 55% (131 voix - 55,74%) au second.
Dans quelques petites communes où Ségolène Royal arrivait assez loin en troisième position après Nicolas Sarkozy et François Bayou, le phénomène de report est si favorable à Ségolène Royal qu’elle atteint 50% des voix au second tour, comme à Fougerolles ou à Gournay, dans le canton de Neuvy.
Troisième constatation :
La préférence globale pour le changement voulu par la gauche unie atteint parfois des niveaux records en accordant à Ségolène Royal bien des scores supérieurs à 55% dans au moins une commune par canton (à l’exception près du canton d’Issoudun Sud) :
- dans 5 communes dans le canton de La Châtre (Briantes, Chassignoles, Lacs, Le Magny, Nohant-Vic),
- dans 3 communes dans celui de Saint-Sévère (Lignerolles, Pérassay, Vijon).
- A Issoudun, Ségolène Royal réalise 57,77%,
- l’ensemble du canton d’Eguzon réalise 55,24%.
- Le Pont-Chrétien-Chabenet, Saint Plantaire, Pommiers, Orville, Les Bordes vont au-delà des 60%.
- Baraize (avec 68,86%) et Malicornay (67,54%) détiennent les records.
A côté de cela, le vote pour Nicolas Sarkozy reste certes majoritaire dans 60 communes (soit la moitié de celles de la circonscription) mais ne soulève d’adhésion collective franche nulle part, sauf là où le vote de rejet et d’affrontement était déjà présent à travers un vote élevé en faveur du Front national : ainsi dans des petites communes des cantons d’Issoudun nord (comme Migny ou Lizeray) ou sud (Brives, Chouday, Meunet-Planches), du canton de Neuvy (Maillet, Mouhers), du canton de Saint-Christophe (Varennes-sur-Fouzon) ou du canton de Vatan (Giroux, Guilly, Luçay-le-libre, Saint-Pierre-de-Jard)
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Qu'en conclure? La 2ème circonscription semble avoir voté non seulement en faveur de la gauche mais en faveur du renouveau à gauche. Ce sentiment général va dans le même sens que celui qu’ont exprimé les Français en donnant dès le premier tour à Ségolène Royal près de cinq millions de voix de plus qu’au candidat du PS en 2002. C’est pourquoi il est étonnant d’entendre parler seulement de « défaite », y compris à gauche. Ceux qui voient les choses ainsi n’ont pas compris le besoin de renouveau qui a saisi le pays et qui se manifeste aussi dans cette circonscription.
