Les données pouvant être enregistrées sont considérablement étendues sous l'effet de la directive européenne « informatique et libertés » intervenue en 1995 et transposée dans notre droit en 2004 Il ne peut être question d'accepter le fichage des données relatives à la santé et à l'orientation sexuelle, autorisé par cette directive, ni d'ailleurs l'ensemble des déplacements et fréquentations des personnes.
Les personnes « fichables » pour des raisons de sécurité ne peuvent inclure les mineurs de 13 à 18 ans, comme le permet là encore la directive européenne.
De même étendre les données sensibles à l'ensemble des personnes fichables parce qu'elles ont sollicité ou exercé un mandat civique est inacceptable.
Le MRC demande qu'un débat ait lieu au Parlement . Ce débat doit être l'occasion d'examiner non seulement le fichier Edvige mais l'ensemble des problèmes engendrés par la multiplication des fichiers centralisés et automatisés aussi bien publics que privés. L'évolution des techniques informatiques, l'extension des fichiers portant atteinte à la vie privée, le justifie. Ce débat doit en tout état de cause déboucher sur la décision de renforcer les moyens de la CNIL, autorité indépendante et respectée qui n'a pas aujourd'hui les moyens d'exercer ses missions de contrôle.
Pour approfondir sur le fichier EDVIGE je vous invite à lire l'article ci-dessous ou a cliquer ici.
