Marie-Françoise Bechtel

 

 

La candidate d'union MRC - PS - PRG pour la 2ème circonscription législative de l’Indre

Merci aux 18 186 électeurs qui m'ont accordé leur suffrage.

 
Samedi 28 avril 2007

    

     Une France plus forte et plus juste dans une Europe "revue et corrigée", tel est le projet que je défends dans cette campagne en voulant réorienter en profondeur  notre action publique pour enrayer le déclin de nos territoires et permettre, demain, leur développement.

 

 

 

     

Cette réorientation est particulièrement nécessaire dans l'Indre.

     Ce département fait partie de ceux qui ont connu à la fois les délocalisations industrielles (6000 emplois perdus en 20 ans), les menaces sur le maintien des aides agricoles et de l'emploi rural, la dégradation profonde des services publics : école, hôpital, poste. Tout le monde vit cela au jour le jour, et tout le monde en souffre. Faut-il se résigner ? Non !

 

     C'est pour cela que ce département fait partie de ceux qui, au referendum de mai 2005 ont voté non à une très large majorité. Les habitants du département de l'Indre ont compris que leur territoire, atteint par le déclin économique et démographique, a besoin non seulement de la solidarité nationale mais aussi de nouvelles possibilités de développement. Et que, pour cela, on doit commencer par refuser les dérives  de la construction européenne qui menacent gravement nos services publics, nos industries et demain peut-être notre agriculture.

 

 

 

 

     Comment accepter qu'un pays comme le nôtre avec une école de valeur, des services de transport, d'énergie, de communication performants, laisse sur le carreau jeunes ou travailleurs plus âgés à la recherche d'un emploi ? Il n'y a rien de fatal dans cette évolution

Changer cela est aujourd'hui possible parce que la candidate Ségolène Royal a compris le sens du « non » des Français.  

     Elle est la seule à avoir annoncé qu'elle renégocierait auprès de nos partenaires européens tout ce qui étrangle aujourd'hui notre développement. De droite comme de gauche, nous savons tous qu'il faut sortir de la religion de la concurrence. Celle-ci est un véritable étouffoir des projets. Aujourd'hui elle met la poste, service de proximité pourtant indispensable, dans l'obligation de retenir une logique purement commerciale. Demain, ce sera l'hôpital .

     Et que voit-on se dessiner ? Tout ce qui contribue à un minimum d'égalité entre les territoires et les citoyens est petit à petit mais implacablement détruit. Ainsi le commissaire européen Mc Creevy vient-il de décider que la France enfreignait les règles européennes en contrôlant l'installation des pharmacies ! Autrement dit : en empêchant celles-ci de s'installer où elles veulent . Nous devinons où celles-ci choisiront d'aller?

 

 

     C'est cet avenir qu'il faut ensemble refuser. Et c'est pour cela que je me battrai, avec J-P Chevènement qui depuis longtemps avait mis notre pays en garde contre ces risques.

 

 

 

 

En avant ! 

 

     S'il rejoint aujourd'hui Ségolène Royal c'est parce que sa candidature ouvre une fenêtre. Celle de la reprise en mains de notre avenir. Aidez-là à ouvrir  largement ce nouvel horizon, comme vous avez commencé à le faire en mai 2005. 

Que votre vote d'avril et de juin 2007 aille dans le même sens : vous aurez envoyé le message le plus efficace pour assurer votre sécurité et votre  avenir.

 

La solidarité est certes indispensable.

     La France ne peut accepter les inégalités territoriales profondes qui, Europe  libérale et mondialisation aidant, se creusent dans notre pays. C'est pour cette raison que Ségolène Royal a inscrit dans son projet présidentiel des mesures fortes comme la santé de proximité par des dispensaires accessibles dans toutes les zones rurales et un accès gratuit aux soins pour les moins de seize ans ainsi qu'un service public de la petite enfance permettant un encadrement scolaire effectif dès l'âge de trois ans.

Mais il faut aller au-delà. 

 

     Il faut permettre aux habitants de chaque département de s'inscrire dans une logique de développement des divers secteurs de l'activité économique. Les gens ne  demandent qu'à travailler. Mais «travailler» ce n'est pas comme le soutiennent les candidats de droite, faire des heures supplémentaires, que d'ailleurs on ne leur demandera pas forcément. C'est d'abord avoir un emploi,  un vrai emploi. Et c'est trouver celui-ci à proximité. C'est donc favoriser et aider la création de nouvelles filières technologiques et industrielles  

Vendredi 27 avril 2007

     Globalement, 21 179 voix se sont exprimées dans la deuxième circonscription le 22 avril 2007 en faveur d’un candidat de gauche (soit 1310 voix de plus qu’au premier tour de la présidentielle en 2002 et 3175 voix de plus qu’au second tour des dernières législatives, sauf erreur de calcul).

     Cette augmentation est bien sûr pour partie due à une meilleure participation des électeurs au vote. Elle est également digne d’interrogation au regard de l’explosion des votes en faveur de la candidature de François Bayrou (9488 voix, soit 6300 de plus qu’en 2002).

     Cependant, dans le même temps, la droite ne recueille que 23005 voix (soit seulement 265 voix de plus qu’au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, et 2363 voix de moins qu’au second tour des législatives 2002)

     Ségolène Royal bénéficie de 25,6% des voix, c’est-à-dire presque autant que Nicolas Sarkozy, tandis que les autres candidatures de gauche recueillent près de 14%.

     Dans plusieurs communes, le vote en faveur de Ségolène Royal a dépassé les 30%, comme à Argenton-sur-Creuse et à Issoudun, voire les 35% comme à Baraize près d’Eguzon ou à Saint-Marcel dans le canton d’Argenton-sur-Creuse, le record étant tenu par Le Pont Chrétien Chabenet, dans le même canton avec 39,21% ! Et dans ces endroits cela équivaut parfois à des hausses de plus de dix points par rapport à l’addition des suffrages portés en 2002 sur les noms de Chevènement (MRC), Jospin (PS) ou Taubira (PRG) : 14 points de plus à Baraize (passé de 23,78% à 37,78%), près de 13 au Pont Chrétien Chabenet.

     En pourcentage des suffrages exprimés, tous les cantons voient le score réalisé par la gauche au premier tour de la présidentielle être bien peu diminué par rapport à 2002 au regard de l’importance de la captation de nombreux suffrages de gauche par la candidature de François Bayrou, perçue en son temps par certains comme meilleur barrage à Nicolas Sarkozy.

     Ainsi le canton de Sainte-Sévère ne « perd » que 0,95 point (passant de 40,41% pour la gauche en 2002 à 39,46% en 2007) alors que la droite, elle, perd bien davantage : 10 points ! (passant de 51,22% à 41,22%).

     Et sur l’ensemble de la circonscription, la droite connaît un recul bien moins théorique de 6,99 points : lorsque dans un canton elle ne subit qu’une « petite » baisse, comme dans celui d’Issoudun Sud, elle est déjà d’environ 4 points !

L’union fait la preuve de son efficacité et fait naître tous les espoirs.

Jeudi 26 avril 2007

Article paru dans L'Echo - La Marseillaise

Le mardi 24 avril 2007

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La France Présidente        
     La France ne s’est pas trompée d’enjeu : les électeurs ont largement porté leurs suffrages sur la candidate qui incarne le vrai changement.
 
     Plutôt que de diviser et d’inquiéter, de porter atteinte à notre modèle social, Ségolène Royal a su rassembler les Français en tenant compte de leurs aspirations légitimes : la sécurité dans tous ses aspects, et d’abord la sécurité professionnelle, l’ordre juste, la capacité de la France à peser en Europe pour réorienter notre avenir dans le bon sens 
 
     Il est clair qu’elle est désormais la candidate qui incarne l’espoir : elle doit l’emporter au second tour.
 
     Pour ma part, je suis sans réserve à ses côtés pour aider à la constitution d’une majorité présidentielle solide, énergique et porteuse d’idées nouvelles. Investie par le MRC et PS, c’est le combat que je mènerai dans la 2e circonscription.
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Mercredi 25 avril 2007
Publié le 23 avril 2007 dans Le Figaro
Propos recueillis par MYRIAM LEVY.
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jpc-srunis.jpgL’ancien ministre de l’Intérieur rappelle l’engagement du PS à introduire une part de proportionnelle aux législatives dans une interview à paraître mardi dans Le Figaro.
LE FIGARO.– Ségolène Royal peut-elle gagner l’élection présidentielle ?
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Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. – Ségolène Royal aborde ce deuxième tour en position favorable. Car si l’on fait le total des voix qu’elle a obtenues et de celles des candidats qui ont appelé directement à se prononcer pour elle au deuxième tour, on arrive à peu près à 36ı%. Nicolas Sarkozy, même si l’on comptait les voix de M. de Villiers, mais c’est loin d’être acquis, ne serait qu’à 34 %. Donc, cette compétition est ouverte.
Sur quels thèmes la candidate socialiste doit-elle faire campagne pour ce deuxième tour ?
Les Français ont à choisir entre deux projets de société. Le modèle social français a besoin d’être modernisé, il n’a pas besoin d’être démantelé. Il faut une forte volonté pour préserver le tissu industriel, pour éviter que les centres de décision ne quittent la France. J’y ajouterai la Sécurité sociale, le service public. Mais il y a aussi un thème très important, celui de la démocratie. M. Sarkozy est soutenu par les grandes familles qui possèdent une bonne partie
du CAC 40. S’il était élu, ce serait une formidable concentration de pouvoirs – économique, financier, politique, médiatique – qui aurait peu de précédents. Ségolène Royal propose une République rééquilibrée avec un Parlement qui légifère et contrôle, un gouvernement qui gouverne et rend des comptes, une justice indépendante et des médias pluralistes. Tout cela compose une autre perspective: celle d’une démocratie où l’on respire. J’ajoute qu’en cas de
victoire, nous avons l’intention d’introduire une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin aux législatives. Il faut que les différentes sensibilités de notre pays soient mieux représentées.
Lorsque Brice Hortefeux a proposé l’instauration d’une dose de proportionnelle, le PS a poussé des hauts cris. Y a-t-il une différence entre sa proportionnelle et la vôtre ?
Avec la gauche, les choses prennent une allure tout à fait différente. Les propos de M. Hortefeux faisaient partie d’une campagne de débauchage des voix du Front national qui a d’ailleurs réussi. M. Sarkozy a capté une part très importante des voix du FN avec sa proposition d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. J’aurais préféré que M. Sarkozy n’importe pas dans la droite républicaine une thématique d’extrême droite.
Même avec le soutien de tous les petits candidats de gauche, Ségolène Royal aura besoin des voix du centre. Comment parler à l’extrême gauche et au centre en même temps?
Ségolène Royal parlera à tous les Français, au nom de l’intérêt général de la France. Il y a des gens qui ont voté pour M. Bayrou en pensant qu’il serait une meilleure protection contre Nicolas Sarkozy. Cet argument a été très fort. Et puis soyons francs: il y a beaucoup de gens qui pensent que la droite est là pour corriger la gauche et la gauche pour corriger la droite. Et beaucoup d’électeurs de droite modérée ont pensé que M. Sarkozy était une correction excessive. Simone Veil elle-même l’a jugé quelquefois trop brutal.
Pour convaincre les électeurs de François Bayrou, Ségolène Royal doit elle sortir du clivage gauche-droite ?
Elle doit parler le langage de la République. Le candidat à l’élection présidentielle s’adresse à tous les Français. Il est l’homme de la nation, comme disait le général de Gaulle. Donc, au deuxième tour, il doit s’adresser à chaque Français pris en particulier. Il n’y en a aucun qui doive être abandonné. Ségolène Royal parle le langage de la République, une République rénovée, sociale, qui donne à l’égalité homme-femme un contenu en portant pour la première fois une femme à la présidence de la République. C’est un choix très novateur et optimiste. Certains peuvent en avoir peur. Mais c’est un choix d’audace qui dans tous les domaines apportera ses bienfaits. La France a besoin de se renouveler et de se réconcilier avec elle-même. Elle le fera mieux avec Ségolène Royal qui rassemble qu’avec Nicolas Sarkozy qui divise.
Doit-elle aujourd’hui tendre la main à l’UDF et, par exemple, à ses députés, pour constituer dès aujourd’hui une majorité présidentielle élargie ?
C’est à chacun de se déterminer librement. Maintenant, c’est la responsabilité de M. Bayrou. Malgré le score tout à fait remarquable qu’il a réalisé, il ne peut pas être présent au deuxième tour. Donc, il doit se prononcer en fonction d’une vision de long terme : s’il veut ancrer sa sensibilité dans le paysage politique, il a tout intérêt à ce que Ségolène Royal, qui veut faire place à toutes les sensibilités, soit élue.
 

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