Une France plus forte et plus juste dans une Europe "revue et corrigée", tel est le projet que je défends dans cette campagne en voulant réorienter en profondeur notre action publique pour enrayer le déclin de nos territoires et permettre, demain, leur développement.
Cette réorientation est particulièrement nécessaire dans l'Indre.
Ce département fait partie de ceux qui ont connu à la fois les délocalisations industrielles (6000 emplois perdus en 20 ans), les menaces sur le maintien des aides agricoles et de l'emploi rural, la dégradation profonde des services publics : école, hôpital, poste. Tout le monde vit cela au jour le jour, et tout le monde en souffre. Faut-il se résigner ? Non !
C'est pour cela que ce département fait partie de ceux qui, au referendum de mai 2005 ont voté non à une très large majorité. Les habitants du département de l'Indre ont compris que leur territoire, atteint par le déclin économique et démographique, a besoin non seulement de la solidarité nationale mais aussi de nouvelles possibilités de développement. Et que, pour cela, on doit commencer par refuser les dérives de la construction européenne qui menacent gravement nos services publics, nos industries et demain peut-être notre agriculture.
Comment accepter qu'un pays comme le nôtre avec une école de valeur, des services de transport, d'énergie, de communication performants, laisse sur le carreau jeunes ou travailleurs plus âgés à la recherche d'un emploi ? Il n'y a rien de fatal dans cette évolution
Changer cela est aujourd'hui possible parce que la candidate Ségolène Royal a compris le sens du « non » des Français.
Elle est la seule à avoir annoncé qu'elle renégocierait auprès de nos partenaires européens tout ce qui étrangle aujourd'hui notre développement. De droite comme de gauche, nous savons tous qu'il faut sortir de la religion de la concurrence. Celle-ci est un véritable étouffoir des projets. Aujourd'hui elle met la poste, service de proximité pourtant indispensable, dans l'obligation de retenir une logique purement commerciale. Demain, ce sera l'hôpital .
Et que voit-on se dessiner ? Tout ce qui contribue à un minimum d'égalité entre les territoires et les citoyens est petit à petit mais implacablement détruit. Ainsi le commissaire européen Mc Creevy vient-il de décider que la France enfreignait les règles européennes en contrôlant l'installation des pharmacies ! Autrement dit : en empêchant celles-ci de s'installer où elles veulent . Nous devinons où celles-ci choisiront d'aller?
C'est cet avenir qu'il faut ensemble refuser. Et c'est pour cela que je me battrai, avec J-P Chevènement qui depuis longtemps avait mis notre pays en garde contre ces risques.
En avant !
S'il rejoint aujourd'hui Ségolène Royal c'est parce que sa candidature ouvre une fenêtre. Celle de la reprise en mains de notre avenir. Aidez-là à ouvrir largement ce nouvel horizon, comme vous avez commencé à le faire en mai 2005.
Que votre vote d'avril et de juin 2007 aille dans le même sens : vous aurez envoyé le message le plus efficace pour assurer votre sécurité et votre avenir.
La solidarité est certes indispensable.
La France ne peut accepter les inégalités territoriales profondes qui, Europe libérale et mondialisation aidant, se creusent dans notre pays. C'est pour cette raison que Ségolène Royal a inscrit dans son projet présidentiel des mesures fortes comme la santé de proximité par des dispensaires accessibles dans toutes les zones rurales et un accès gratuit aux soins pour les moins de seize ans ainsi qu'un service public de la petite enfance permettant un encadrement scolaire effectif dès l'âge de trois ans.
Mais il faut aller au-delà.
Il faut permettre aux habitants de chaque département de s'inscrire dans une logique de développement des divers secteurs de l'activité économique. Les gens ne demandent qu'à travailler. Mais «travailler» ce n'est pas comme le soutiennent les candidats de droite, faire des heures supplémentaires, que d'ailleurs on ne leur demandera pas forcément. C'est d'abord avoir un emploi, un vrai emploi. Et c'est trouver celui-ci à proximité. C'est donc favoriser et aider la création de nouvelles filières technologiques et industrielles.
Globalement, 21 179 voix se sont exprimées dans la deuxième circonscription le 22 avril 2007 en faveur d’un candidat de gauche (soit 1310 voix de plus qu’au premier tour de la présidentielle en 2002 et 3175 voix de plus qu’au second tour des dernières législatives, sauf erreur de calcul).
Cette augmentation est bien sûr pour partie due à une meilleure participation des électeurs au vote. Elle est également digne d’interrogation au regard de l’explosion des votes en faveur de la candidature de François Bayrou (9488 voix, soit 6300 de plus qu’en 2002).
Cependant, dans le même temps, la droite ne recueille que 23005 voix (soit seulement 265 voix de plus qu’au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, et 2363 voix de moins qu’au second tour des législatives 2002)
Ségolène Royal bénéficie de 25,6% des voix, c’est-à-dire presque autant que Nicolas Sarkozy, tandis que les autres candidatures de gauche recueillent près de 14%.
Dans plusieurs communes, le vote en faveur de Ségolène Royal a dépassé les 30%, comme à Argenton-sur-Creuse et à Issoudun, voire les 35% comme à Baraize près d’Eguzon ou à Saint-Marcel dans le canton d’Argenton-sur-Creuse, le record étant tenu par Le Pont Chrétien Chabenet, dans le même canton avec 39,21% ! Et dans ces endroits cela équivaut parfois à des hausses de plus de dix points par rapport à l’addition des suffrages portés en 2002 sur les noms de Chevènement (MRC), Jospin (PS) ou Taubira (PRG) : 14 points de plus à Baraize (passé de 23,78% à 37,78%), près de 13 au Pont Chrétien Chabenet.
En pourcentage des suffrages exprimés, tous les cantons voient le score réalisé par la gauche au premier tour de la présidentielle être bien peu diminué par rapport à 2002 au regard de l’importance de la captation de nombreux suffrages de gauche par la candidature de François Bayrou, perçue en son temps par certains comme meilleur barrage à Nicolas Sarkozy.
Ainsi le canton de Sainte-Sévère ne « perd » que 0,95 point (passant de 40,41% pour la gauche en 2002 à 39,46% en 2007) alors que la droite, elle, perd bien davantage : 10 points ! (passant de 51,22% à 41,22%).
Et sur l’ensemble de la circonscription, la droite connaît un recul bien moins théorique de 6,99 points : lorsque dans un canton elle ne subit qu’une « petite » baisse, comme dans celui d’Issoudun Sud, elle est déjà d’environ 4 points !
L’union fait la preuve de son efficacité et fait naître tous les espoirs.
Article paru dans L'Echo - La Marseillaise
Le mardi 24 avril 2007
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L’ancien ministre de l’Intérieur rappelle l’engagement du PS à introduire une part de proportionnelle aux législatives dans
une interview à paraître mardi dans Le Figaro.
