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OUI, merci de tout cœur !
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Cette campagne m’a montré combien cette circonscription était attachante et quelle attente il y avait d’un vrai renouvellement.
Celui-ci est certes différé. Mais le score très encourageant que j’ai obtenu, avec un gain de trois points par rapport au candidat de la gauche en 2002, les 10 000 voix supplémentaires qui se sont portées sur mon nom entre les deux tours (contre 3000 en 2002), l’affaiblissement du candidat de droite dans son fief de La Châtre (moins 11 points), tout cela montre que ce besoin de renouvellement est très fort.
Forte de ce score, acquis après trois mois d’une campagne intense sur le terrain et qui fait mentir les dénigreurs professionnels, je reste auprès de ces électeurs qui m’ont fait confiance. Il y a trop à faire, pour mieux faire entendre leurs préoccupations, pour soutenir des projets innovants et surtout défendre les services publics pour que je les quitte ainsi.
Je tiendrai informés les électeurs et habitants de la circonscription de mes analyses et de mes actions
par mon blog. N’hésitez pas à me contacter sur bechtelpourlindre@orange.fr.
Vous pouvez compter sur moi !
Marie-Françoise BECHTEL
Désignée par nos instances nationales dans le cadre de l’accord politique entre le PS et le MRC pour porter les couleurs de la
gauche aux législatives, je désire m ‘adresser ici à ceux d’entre vous qui ont manifesté certaines réticences vis-à-vis de cette situation.
51,62% des électeurs de la seconde circonscription ont opté le dimanche 6 mai pour le renouveau et le rassemblement incarnés par Ségolène Royal.
Première constatation :
L’afflux de nouveaux électeurs sur une candidature de gauche est spectaculaire :
- 26 829 votes exprimés en faveur du Pacte présidentiel,
- soit une expression de confiance envers les représentants politiques des forces de gauche de près de 50% supérieure à celle du second tour des législatives en 2002 (8 825 votes en plus),
- au moment où la droite ne fait que confirmer l’adhésion d’un stock d’environ 25 000 électeurs (25 141 au second tour des élections présidentielles 2007, 24 096 au second tour des élections législatives de 2002).
Deuxième constatation :
Sans doute sensibles au problème que soulèverait pour le fonctionnement démocratique et républicain de notre Etat la concentration de tous les pouvoirs dans les mains des seuls partisans de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, les 9 488 électeurs qui avaient voté pour le projet de François Bayrou ont choisi clairement de porter leurs suffrages sur le Pacte présidentiel de Ségolène Royal. Les chiffres le montrent : la gauche recueille 5 650 voix de plus qu’au premier tour et la droite seulement 2 136.
Dans certaines communes le score de Nicolas Sarkozy peut être considéré comme la simple addition à quelques voix près des votes de 1er tour en faveur de lui-même, de MM. Nihous, de Villiers et Le Pen en particulier :
- à Montchevrier ou à Crevant dans le canton d’Aigurande,
- à Ambrault, Ségry, Thizay ou Neuvy-Pailloux dans le canton d’Issoudun Sud,
- à Ceaulmont dans le canton d’Eguzon,
- à Chabris, dans le canton de Saint-Christophe-en-Bazelle,
- à Saint-Florentin, dans le canton de Vatan.
Cas typique entre tous, à Celon, dans le canton d’Argenton, Nicolas Sarkozy ne recueille que 105 voix, soit une voix de moins que la somme des voix de droite du 1er tour, alors que la réserve des voix François Bayrou était de 47, tant et si bien que Ségolène Royal y passe de moins de 23% des voix au premier tour (58 voix - 22,83%) à plus de 55% (131 voix - 55,74%) au second.
Dans quelques petites communes où Ségolène Royal arrivait assez loin en troisième position après Nicolas Sarkozy et François Bayou, le phénomène de report est si favorable à Ségolène Royal qu’elle atteint 50% des voix au second tour, comme à Fougerolles ou à Gournay, dans le canton de Neuvy.
Troisième constatation :
La préférence globale pour le changement voulu par la gauche unie atteint parfois des niveaux records en accordant à Ségolène Royal bien des scores supérieurs à 55% dans au moins une commune par canton (à l’exception près du canton d’Issoudun Sud) :
- dans 5 communes dans le canton de La Châtre (Briantes, Chassignoles, Lacs, Le Magny, Nohant-Vic),
- dans 3 communes dans celui de Saint-Sévère (Lignerolles, Pérassay, Vijon).
- A Issoudun, Ségolène Royal réalise 57,77%,
- l’ensemble du canton d’Eguzon réalise 55,24%.
- Le Pont-Chrétien-Chabenet, Saint Plantaire, Pommiers, Orville, Les Bordes vont au-delà des 60%.
- Baraize (avec 68,86%) et Malicornay (67,54%) détiennent les records.
A côté de cela, le vote pour Nicolas Sarkozy reste certes majoritaire dans 60 communes (soit la moitié de celles de la circonscription) mais ne soulève d’adhésion collective franche nulle part, sauf là où le vote de rejet et d’affrontement était déjà présent à travers un vote élevé en faveur du Front national : ainsi dans des petites communes des cantons d’Issoudun nord (comme Migny ou Lizeray) ou sud (Brives, Chouday, Meunet-Planches), du canton de Neuvy (Maillet, Mouhers), du canton de Saint-Christophe (Varennes-sur-Fouzon) ou du canton de Vatan (Giroux, Guilly, Luçay-le-libre, Saint-Pierre-de-Jard)
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Qu'en conclure? La 2ème circonscription semble avoir voté non seulement en faveur de la gauche mais en faveur du renouveau à gauche. Ce sentiment général va dans le même sens que celui qu’ont exprimé les Français en donnant dès le premier tour à Ségolène Royal près de cinq millions de voix de plus qu’au candidat du PS en 2002. C’est pourquoi il est étonnant d’entendre parler seulement de « défaite », y compris à gauche. Ceux qui voient les choses ainsi n’ont pas compris le besoin de renouveau qui a saisi le pays et qui se manifeste aussi dans cette circonscription.
La Nouvelle République du 11 mai 2007
Candidate MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) investie par le PS dans la deuxième circonscription, Marie Françoise Bechtel a lu, avec intérêt l'article paru dans notre édition du 9 mai relatant la volonté du secrétaire fédéral du PS, Dominique Roullet, d'écarter Mme Bechtel de l'investiture du PS au profit de M. Laignel.
"C'est une manoeuvre défensive
dérisoire qui vient de gens acculés mais cela n'aura aucun effet sur la décision finale : je suis et reste la candidate du Mouvement républicain et citoyen investis par le Parti Socialiste dans
la seconde circonscription. D'ailleurs, les Fabiusiens, dont M. Roullet fait partie, n'ont guère fait campagne pour Ségolène Royal", explique Mme Bechtel qui persiste et signe.
D'ailleurs, Marie-Françoise Bechtel, qui se place dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, souligne "que le score de Mme Royal est un score de renouveau à gauche, qui va à l'encontre du féodalisme issoldunois, synonyme de cumul des mandats".
"M. Roullet, continue Marie-Françoise Bechtel, s'exprime au nom d'une fédération qu'il n'a jamais réunie pour lui demander son avis. Dans le même temps j'ai rencontré soixante-cinq maires de la circonscription et j'ai entendu pas mal de choses sur Issoudun".
Cela dit, la candidate reste prudente : "Je ne veux pas brutaliser les socialistes d'Issoudun fidèles à André Laignel. Beaucoup d'entre eux sont de bonne foi et je ne désespère pas de les rallier à ma candidature. D'ailleurs, j'ai le soutien de Michel Sapin...".
Recueilli par Hervé AUSSANT
Le peuple français a porté au pouvoir pour cinq ans un président qui
tient dans ses mains tous les pouvoirs, financiers, économiques, politiques, médiatiques, comme jamais dans la 5° République.
Une France plus forte et plus juste dans une Europe "revue et corrigée", tel est le projet que je défends dans cette campagne en voulant réorienter en profondeur notre action publique pour enrayer le déclin de nos territoires et permettre, demain, leur développement.
Cette réorientation est particulièrement nécessaire dans l'Indre.
Ce département fait partie de ceux qui ont connu à la fois les délocalisations industrielles (6000 emplois perdus en 20 ans), les menaces sur le maintien des aides agricoles et de l'emploi rural, la dégradation profonde des services publics : école, hôpital, poste. Tout le monde vit cela au jour le jour, et tout le monde en souffre. Faut-il se résigner ? Non !
C'est pour cela que ce département fait partie de ceux qui, au referendum de mai 2005 ont voté non à une très large majorité. Les habitants du département de l'Indre ont compris que leur territoire, atteint par le déclin économique et démographique, a besoin non seulement de la solidarité nationale mais aussi de nouvelles possibilités de développement. Et que, pour cela, on doit commencer par refuser les dérives de la construction européenne qui menacent gravement nos services publics, nos industries et demain peut-être notre agriculture.
Comment accepter qu'un pays comme le nôtre avec une école de valeur, des services de transport, d'énergie, de communication performants, laisse sur le carreau jeunes ou travailleurs plus âgés à la recherche d'un emploi ? Il n'y a rien de fatal dans cette évolution
Changer cela est aujourd'hui possible parce que la candidate Ségolène Royal a compris le sens du « non » des Français.
Elle est la seule à avoir annoncé qu'elle renégocierait auprès de nos partenaires européens tout ce qui étrangle aujourd'hui notre développement. De droite comme de gauche, nous savons tous qu'il faut sortir de la religion de la concurrence. Celle-ci est un véritable étouffoir des projets. Aujourd'hui elle met la poste, service de proximité pourtant indispensable, dans l'obligation de retenir une logique purement commerciale. Demain, ce sera l'hôpital .
Et que voit-on se dessiner ? Tout ce qui contribue à un minimum d'égalité entre les territoires et les citoyens est petit à petit mais implacablement détruit. Ainsi le commissaire européen Mc Creevy vient-il de décider que la France enfreignait les règles européennes en contrôlant l'installation des pharmacies ! Autrement dit : en empêchant celles-ci de s'installer où elles veulent . Nous devinons où celles-ci choisiront d'aller?
C'est cet avenir qu'il faut ensemble refuser. Et c'est pour cela que je me battrai, avec J-P Chevènement qui depuis longtemps avait mis notre pays en garde contre ces risques.
En avant !
S'il rejoint aujourd'hui Ségolène Royal c'est parce que sa candidature ouvre une fenêtre. Celle de la reprise en mains de notre avenir. Aidez-là à ouvrir largement ce nouvel horizon, comme vous avez commencé à le faire en mai 2005.
Que votre vote d'avril et de juin 2007 aille dans le même sens : vous aurez envoyé le message le plus efficace pour assurer votre sécurité et votre avenir.
La solidarité est certes indispensable.
La France ne peut accepter les inégalités territoriales profondes qui, Europe libérale et mondialisation aidant, se creusent dans notre pays. C'est pour cette raison que Ségolène Royal a inscrit dans son projet présidentiel des mesures fortes comme la santé de proximité par des dispensaires accessibles dans toutes les zones rurales et un accès gratuit aux soins pour les moins de seize ans ainsi qu'un service public de la petite enfance permettant un encadrement scolaire effectif dès l'âge de trois ans.
Mais il faut aller au-delà.
Il faut permettre aux habitants de chaque département de s'inscrire dans une logique de développement des divers secteurs de l'activité économique. Les gens ne demandent qu'à travailler. Mais «travailler» ce n'est pas comme le soutiennent les candidats de droite, faire des heures supplémentaires, que d'ailleurs on ne leur demandera pas forcément. C'est d'abord avoir un emploi, un vrai emploi. Et c'est trouver celui-ci à proximité. C'est donc favoriser et aider la création de nouvelles filières technologiques et industrielles.
Globalement, 21 179 voix se sont exprimées dans la deuxième circonscription le 22 avril 2007 en faveur d’un candidat de gauche (soit 1310 voix de plus qu’au premier tour de la présidentielle en 2002 et 3175 voix de plus qu’au second tour des dernières législatives, sauf erreur de calcul).
Cette augmentation est bien sûr pour partie due à une meilleure participation des électeurs au vote. Elle est également digne d’interrogation au regard de l’explosion des votes en faveur de la candidature de François Bayrou (9488 voix, soit 6300 de plus qu’en 2002).
Cependant, dans le même temps, la droite ne recueille que 23005 voix (soit seulement 265 voix de plus qu’au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, et 2363 voix de moins qu’au second tour des législatives 2002)
Ségolène Royal bénéficie de 25,6% des voix, c’est-à-dire presque autant que Nicolas Sarkozy, tandis que les autres candidatures de gauche recueillent près de 14%.
Dans plusieurs communes, le vote en faveur de Ségolène Royal a dépassé les 30%, comme à Argenton-sur-Creuse et à Issoudun, voire les 35% comme à Baraize près d’Eguzon ou à Saint-Marcel dans le canton d’Argenton-sur-Creuse, le record étant tenu par Le Pont Chrétien Chabenet, dans le même canton avec 39,21% ! Et dans ces endroits cela équivaut parfois à des hausses de plus de dix points par rapport à l’addition des suffrages portés en 2002 sur les noms de Chevènement (MRC), Jospin (PS) ou Taubira (PRG) : 14 points de plus à Baraize (passé de 23,78% à 37,78%), près de 13 au Pont Chrétien Chabenet.
En pourcentage des suffrages exprimés, tous les cantons voient le score réalisé par la gauche au premier tour de la présidentielle être bien peu diminué par rapport à 2002 au regard de l’importance de la captation de nombreux suffrages de gauche par la candidature de François Bayrou, perçue en son temps par certains comme meilleur barrage à Nicolas Sarkozy.
Ainsi le canton de Sainte-Sévère ne « perd » que 0,95 point (passant de 40,41% pour la gauche en 2002 à 39,46% en 2007) alors que la droite, elle, perd bien davantage : 10 points ! (passant de 51,22% à 41,22%).
Et sur l’ensemble de la circonscription, la droite connaît un recul bien moins théorique de 6,99 points : lorsque dans un canton elle ne subit qu’une « petite » baisse, comme dans celui d’Issoudun Sud, elle est déjà d’environ 4 points !
L’union fait la preuve de son efficacité et fait naître tous les espoirs.

